Une revue francophone sur les psychédéliques,
mais surtout un endroit pour penser autrement le soin, la conscience,
et ce que ça veut dire, aujourd’hui, de chercher qui l’on est.

Qui écrit, et pourquoi
Depuis avril 2026
Rédaction · un seul auteur · Paris

À propos.

Si tu es là, tu as sans doute déjà repéré le problème : sur les psychédéliques, deux histoires tournent en boucle. Le remède qui va tout régler, et la drogue qui va tout détruire.

Ni l’une ni l’autre ne tient debout. Ce qui se passe se joue entre les deux, et c’est nettement plus intéressant. Vitamine P s’installe là, en français.

La lettre

Ralentir est un parti pris.

Je me suis intéressé à ces questions pour des raisons personnelles, bien avant d’en faire une publication. Pendant des mois, j’ai épluché des études, des comptes rendus d’audience, des témoignages, des travaux d’anthropologues. En anglais, presque toujours.

Ce qui m’a frappé, c’est le décalage. D’un côté, un champ scientifique qui avance vite et prudemment à la fois. De l’autre, une couverture médiatique qui alterne l’emballement et le procès, sans jamais s’arrêter assez longtemps pour expliquer quoi que ce soit.

Alors j’ai fabriqué le journal que je voulais lire. Trois brèves par jour, pour suivre le fil sans y passer sa vie. Un rendez‑vous le mercredi, pour relier les morceaux. Une enquête longue quand le sujet le mérite. Et une bibliothèque qui garde la mémoire de l’ensemble.

Je ne suis ni médecin, ni chercheur, ni gourou. Je lis, je vérifie, je cite, et je dis quand je ne sais pas. Si une étude est fragile, je l’écris. Si quelqu’un a un intérêt financier à ce qu’on y croie, je le signale. Voilà le contrat.

Le reste t’appartient. On n’est pas là pour trancher à ta place sur une molécule, seulement pour que tu aies de quoi te faire une idée.

Pavlé Savic

Fondateur et rédacteur en chef

Nos limites

Ce qu’on ne fera pas.

  1. Pas de sponsor pharmaceutique.

    Ni régie publicitaire, ni partenariat avec une clinique, un laboratoire ou un fonds d’investissement. Si ça devait changer, ce serait écrit en haut de la page concernée.

  2. Pas de conseil médical.

    On raconte ce que la recherche trouve. On ne prescrit rien, on n’oriente personne, et on rappelle que ces substances restent encadrées ou interdites à peu près partout.

  3. Pas de course au clic.

    Un fait isolé ne devient pas une actualité parce qu’il ferait un bon titre. Un accident sur des dizaines de milliers de prises n’est pas une tendance, c’est une exception.

  4. Pas d’appropriation.

    Quand on parle d’une pratique traditionnelle, on la nomme correctement et on laisse la parole à celles et ceux qui la tiennent depuis des siècles.

  5. Pas d’algorithme.

    Tu reçois ce qu’on a choisi, dans l’ordre où ça sort. Rien ne te traque, rien ne te classe, rien ne te profile.

L’état des lieux, en octobre 2026

Le détail de la fabrication se lit dans notre méthodologie. Une erreur, une critique, une piste à creuser : écris‑nous, on répond.