La patronne de la recherche américaine change d’avis
Psychedelic Alpha décortique la prise de parole de Nora Volkow, patronne du NIDA depuis 2003, à l’APA Annual Meeting de San Francisco. Salle pleine, gens assis dans les couloirs, et un aveu désarmant sur l’ibogaïne contre les opioïdes : elle est allée à la clinique Transcend de Cancún pour comprendre les protocoles cardio. « Si je ne change pas d’avis avec les preuves, à quoi bon la science ? »
Il faut mesurer qui parle : cette femme dirige de longue date l’organisme qui finance l’essentiel des travaux mondiaux sur les dépendances. Sa signature ouvre ou ferme des budgets entiers. Quand elle se déplace au Mexique pour examiner un protocole de terrain, ce n’est pas du tourisme.
Sa formule mérite d’être encadrée dans tous les laboratoires du monde : si les faits ne peuvent rien renverser, autant tout arrêter. Elle vaut d’ailleurs pour le camp d’en face, celui qui attend de ces molécules des prodiges que les données ne montrent absolument nulle part.