DoubleBlind : le lien cosmique entre le blotter LSD et l’art spatial
DoubleBlind raconte comment les vignettes LSD ont absorbé l’imaginaire spatial des années 60‑70 : des galaxies psychédéliques en miniature aux mêmes graphistes qui illustraient les magazines de science-fiction. Une généalogie visuelle où le voyage extérieur et le voyage intérieur partagent le même papier buvard.
La contrainte technique fait le style : un carré d’un centimètre de côté, imprimé en série, impose des motifs qui se répètent et se lisent de loin. D’où les grilles, les mandalas, les nébuleuses. La forme du support a dessiné cette imagerie autant que l’époque elle‑même.
Un collectionneur de San Francisco en conserve plusieurs milliers, encadrés comme des estampes, dans ce qu’il appelle son institut des images illégales. C’est aujourd’hui la meilleure archive graphique qui existe d’une contre‑culture anonyme, qui n’a jamais rien signé et que personne d’autre n’avait songé à conserver.