Portland : un centre vedette de retraite psilocybine ferme
Le Portland Business Journal annonce la fermeture d’un centre de retraite psilocybine emblématique du Measure 109 oregonais. Énième signal que l’écosystème agréé peine à boucler son modèle économique : prix élevés, volumes faibles, frais réglementaires lourds. Le modèle légalisation-par-le-thérapeutique cherche son point d’équilibre.
L’arithmétique est cruelle : une séance mobilise un accompagnant six à huit heures durant, un local privatisé la journée entière, plus la préparation en amont et le suivi ensuite. Divisez par le nombre de gens capables de sortir plusieurs milliers de dollars, et le compte n’y sera jamais.
La leçon dépasse largement cet État : autoriser sans rembourser revient à fabriquer un service de luxe qui s’effondre dès que la clientèle curieuse s’épuise. Ceux qui plaident pour un accès adossé au soin, avec un remboursement à la clé, tiennent là leur tout meilleur argument.