La liane d’ayahuasca devient un complément alimentaire vendu en rayon
Happy Caapi, présenté comme le premier extrait commercial de Banisteriopsis caapi, débarque officiellement dans le marché des compléments alimentaires, raconte SupplySide Supplement Journal. Pas de DMT, donc rien d’illégal : on vend la liane seule, pour la concentration et l’humeur. La plante-maîtresse de l’Amazonie finit en gélule pour biohackers new‑yorkais.
Huit dollars la dose, dix doses par flacon, et une accroche qui vaut son pesant de séminaire : focus plus adaptation égale performance. Dedans, les bêta-carbolines de la vigne amazonienne, harmine en tête, dans leurs proportions naturelles. Un adaptogène de plus au catalogue du bien‑être, en somme.
Ce que l’étiquette dit moins fort : ces alcaloïdes inhibent la MAO‑A, de façon réversible certes, mais assez pour interagir avec un antidépresseur courant. Vendre ça sans ordonnance à côté du magnésium n’a pas grand‑chose d’anodin. La vraie question porte moins sur la molécule que sur l’étagère où on la pose.