Une revue francophone sur les psychédéliques,
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et ce que ça veut dire, aujourd’hui, de chercher qui l’on est.

Micro-dose №239 · Matin
vendredi 14 août 2026
Micro-dose №239 Matin ·

La mescaline, grande oubliée des labos, passe enfin sous le scanner

C’est à propos de la mescaline qu’Osmond a inventé le mot « psychédélique », dans une lettre à Huxley en 1956, et depuis, la science l’a soigneusement laissée de côté au profit de la psilocybine. Nautilus suit les premiers chercheurs à la passer au scanner : leurs images suggèrent qu’elle ne prend pas du tout le même chemin dans le cerveau. Notre carte du psychédélique a de gros blancs.

La mescaline vient du peyotl en Amérique du Nord et du San Pedro en Amérique du Sud, où elle structure des pratiques rituelles depuis des millénaires. C’est elle aussi qu’Osmond avait en tête en cherchant un mot pour ce qu’il observait : « psychédélique » naît de sa correspondance avec Huxley, en 1956. La recherche moderne, elle, s’est presque entièrement rangée derrière la psilocybine et le LSD. Des molécules plus courtes, plus faciles à faire tenir dans un protocole clinique.

Les premières images de cerveaux sous mescaline dessinent autre chose : visions plus intenses, sentiment de connexion, état voisin du rêve, sur une durée qui dépasse largement celle d’une séance de psilocybine. Assez pour soupçonner que nos conclusions valent pour deux molécules et non pour une famille. Reste que le peyotl est une espèce menacée et un sacrement autochtone : le ramener au centre du laboratoire, c’est aussi le remettre sous pression.