Le mystique n’explique pas l’effet du MDMA sur le trauma
Une équipe néerlandaise a cherché ce qui, dans la séance, fait réellement baisser les symptômes. Réponse relayée par PsyPost : pas l’expérience mystique, dont le score ne médiatise rien. Seule la sous‑échelle d’humeur positive, joie, paix, sentiment d’amour, relie le traitement à l’amélioration. De quoi fissurer le récit dominant sur la dissolution de soi comme moteur du soin.
Le récit fondateur du champ : guérir par la révélation : vacille sur son propre terrain.
Le MDMA n’est pourtant pas un psychédélique classique : les expériences mystiques y sont plus rares et plus douces que sous psilocybine. En réanalysant les données d’essais de thérapie assistée, les chercheurs ont isolé ce que la séance produit d’utile, et ce n’est pas la dissolution du moi, c’est l’état d’ouverture chaleureuse que la molécule installe.
Voilà qui déplace la question : si la joie suffit, le grandiose serait‑il décoratif ? Pour une thérapie qui se raconte volontiers en termes de révélation, c’est presque vexant, et une très bonne nouvelle pour les patients que le cosmique intimide.