La FDA publie sa méthode pour autoriser plus vite les psychédéliques
Dans le New England Journal of Medicine, quatre responsables de l’agence américaine, dont Michael Davis, décrivent leur « nouveau cadre » : procédures accélérées, feu vert possible sur un bénéfice démontré à douze semaines, suivi de sécurité prolongé ensuite. La veille, Davis était confirmé à la tête du centre qui évalue les médicaments.
Le texte admet un problème que tout le secteur connaît : les participants devinent presque toujours s’ils ont reçu la molécule ou le placebo. L’agence se dit ouverte à d’autres comparateurs et à des protocoles inédits. Certaines questions, comme la répétition des séances, pourraient être tranchées après la mise sur le marché.
Le profil de Davis pèse dans la lecture : il a dirigé la médecine de l’Usona Institute, qui développe sa propre psilocybine, jusqu’en juin 2025. Pour les partisans, c’est une compétence rare à ce poste. Pour les sceptiques, un risque de proximité avec l’industrie, au moment précis où Washington demande d’aller vite.