Portland veut faire des champignons la dernière priorité de sa police
Le conseil municipal de Portland a avancé mercredi sur un texte qui ferait de l’usage personnel et non commercial de psychédéliques naturels l’une des plus faibles priorités policières de la ville. Vote final prévu le 30 septembre, rapporte KPTV. Le texte crée aussi une commission consultative sur la réduction des risques.
La vente illégale et la conduite sous influence resteraient poursuivies. Les partisans, majoritaires au conseil, veulent concentrer policiers et travailleurs sociaux sur des produits bien plus dangereux. L’élu Mitch Green, vétéran de l’armée, a évoqué avec émotion son stress post-traumatique pour justifier son soutien. Le coût annoncé est minime.
La ville rejoint Seattle, San Francisco ou Denver, qui ont adopté des mesures comparables. Le calendrier fait pourtant grincer : quelques jours plus tôt, Portland repoussait un plan contre le fentanyl dans ses parcs. L’Oregon, pionnier de la psilocybine légale, avait aussi fait marche arrière en 2024 sur la dépénalisation générale.