Soins palliatifs : 88 % des médecins NZ/AU soutiennent la recherche sur les psychédéliques en fin de vie
Sur 93 médecins de soins palliatifs interrogés en Nouvelle-Zélande et en Australie, 88 % jugent que l’usage clinique des psychédéliques en fin de vie mérite davantage de recherche, rapporte NewsWire NZ. Ils sont 75 % à réfuter l’idée de substances intrinsèquement dangereuses, et les plus jeunes se montrent les plus ouverts. Ceux qui accompagnent la mort au quotidien sont les derniers à diaboliser ces molécules : ce n’est sans doute pas un hasard.
Le détail qui compte : ceux qui côtoient la mort tous les jours sont aussi les moins effrayés de tous. Quand on accompagne quelqu’un à qui il reste six semaines à vivre, le potentiel addictif d’un produit cesse assez vite d’occuper le premier plan des préoccupations.
L’écart entre les âges vaut d’être relevé : les praticiens en début de carrière se révèlent les moins réticents de la profession. Signe qu’une génération entière a été formée sans le récit d’épouvante des années soixante‑dix, et qu’elle jugera sur pièces plutôt que sur réputation.