Des ondes cérébrales prédisent l’intensité d’un trip à la psilocybine
PsyPost relaie une étude (n=25) parue dans Progress in Neuro-Psychopharmacology and Biological Psychiatry : les ondes rapides en EEG au repos, dans les zones frontales et émotionnelles, prédisent l’intensité subjective d’un trip à la psilocybine, y compris la fameuse « dissolution océanique ». Échantillon petit, mais la piste est claire : on commence à pouvoir anticiper qui partira loin, ce qui change la donne pour les protocoles personnalisés.
L’intérêt pratique saute aux yeux : deviner d’avance qui ira très loin permettrait d’ajuster la quantité, ou de renforcer l’accompagnement pour les plus exposés. Vingt‑cinq participants ne suffisent évidemment pas à fonder une règle générale, mais la direction empruntée ouvre une porte franchement intéressante.
L’autre lecture dérange davantage : si l’on peut prévoir l’ampleur du vécu, on peut aussi trier les candidats à l’entrée. Écarter ceux qui risquent d’aller trop loin protège les statistiques d’un laboratoire, et laisse dehors des gens qui en auraient peut‑être eu le plus besoin.