La musique, « thérapeute cachée » des séances psychédéliques
Dans npj Mental Health Research, des chercheurs du Brésil et du Canada proposent de considérer la musique comme un ingrédient actif de la psychothérapie assistée, et non comme un simple fond sonore. Elle influence fortement le vécu pendant la séance, lui‑même lié aux résultats cliniques, résume News‑Medical.
Le problème tient à l’enchevêtrement : substance, accompagnement, lieu et playlist agissent ensemble tout au long du traitement. Impossible d’isoler l’un sans fausser les autres. Les auteurs plaident pour une approche d’intervention complexe, qui étudie ces éléments comme un tout plutôt que de chercher l’effet de chacun séparément.
Concrètement, les cliniciens n’ont aujourd’hui aucune recommandation fondée sur des preuves pour choisir les morceaux. Chaque équipe compose ses propres listes, souvent de la musique classique ou d’ambiance. Si les autorisations arrivent, la question deviendra pratique : faudra‑t‑il standardiser ces bandes‑son, les adapter au patient, ou laisser le choix aux soignants ?