Obsessions : sept patients sur dix vont mieux
Bonne pioche pour la psilocybine côté TOC : un essai randomisé de l’Université d’Arizona (publié dans le Journal of Psychopharmacology, relayé par PsyPost) montre qu’au bout de 8 semaines avec quatre fortes doses, 73 % des patients répondent au traitement et 40 % entrent en rémission. Plus on dose (jusqu’à 8 fois), plus la baisse des obsessions tient, et l’effet reste solide à 6 mois. Aucun événement indésirable grave. Une vraie piste pour les patients résistants.
Ce protocole rompt avec le dogme de la prise isolée : plusieurs administrations espacées sur deux mois pleins, et le double pour certains participants. On quitte le récit de l’expérience fondatrice pour entrer dans quelque chose qui ressemble beaucoup à une cure d’entretien ordinaire.
La conséquence économique est lourde : autant de séances accompagnées multiplient la facture d’autant, et rendent la question du remboursement inévitable. Un bénéfice encore présent six mois après un tel parcours reste malgré tout une nouvelle considérable pour des gens que rien ne soulageait.