Noribogaïne : la FDA ouvre le premier essai US d’un dérivé d’iboga
Dans le sillage du décret Trump, la FDA donne son feu vert à l’IND de DemeRx NB pour une Phase 1 de noribogaïne : un métabolite de l’ibogaïne : dans le trouble de l’usage d’alcool. C’est le premier essai américain sur un dérivé d’ibogaïne, traditionnellement freiné par sa cardiotoxicité ; un signal fort pour la filière française et européenne qui suit de près l’iboga depuis le Gabon.
Le choix de ce composé n’a rien d’anodin : c’est ce que le foie fabrique à partir de la molécule mère, et il passerait pour nettement moins agressif envers le rythme du cœur. Contourner l’obstacle par la chimie plutôt que par la surveillance, voilà la stratégie retenue.
L’indication surprend davantage : on vise l’alcool, et non les opiacés. C’est le terrain le plus vaste et le plus mal pourvu, avec trois médicaments d’efficacité modeste pour des millions de gens. Une victoire là‑dessus aurait bien plus de portée qu’un succès sur un créneau étroit.