Harvard décroche 11 M$ du NIDA pour sortir l’ibogaïne du folklore
Le National Institute on Drug Abuse finance Harvard à hauteur de 11 M$ pour un programme multi‑phases sur l’ibogaïne dans le trouble lié aux opioïdes. Psychedelic Alpha replace ça dans une semaine où Washington a multiplié les gestes pro-psychédéliques. La molécule la plus cardiotoxique et la plus mythifiée du champ entre par la grande porte fédérale.
L’obstacle n’a jamais été l’efficacité, c’est le cœur : cette substance allonge l’intervalle QT et peut déclencher des troubles du rythme mortels. D’où les protocoles au magnésium testés par Stanford sur des vétérans en 2024, et menés hors du territoire américain, faute d’autorisation sur place pour le moment.
Onze millions publics changent la nature du problème : on passe des cliniques mexicaines, où l’on va parce qu’il n’y a rien d’autre, à un suivi encadré où les accidents seront comptés et publiés. C’est nettement moins romanesque, et bien plus utile à ceux qui en ont besoin.