La psilocybine entre en gastro avec un essai sur l’intestin irritable
Première étude psychédélique en gastro-entérologie : le Mass General Hospital lance un essai de psilocybine assistée pour le syndrome de l’intestin irritable résistant, avec hypothèse d’un "encodage somatique" du trauma. Couvert par Biotech Dispatch et Open Access Government, c’est la première fois qu’on attaque l’axe intestin-cerveau avec un psychédélique, la liste des indications continue de s’allonger.
Un élément d’anatomie rend l’idée moins farfelue qu’elle n’en a l’air : le tube digestif abrite l’essentiel de la sérotonine du corps et son propre réseau de neurones. Ces molécules agissent précisément sur ces récepteurs‑là. Le lien n’a rien de métaphorique, il est parfaitement physique.
Reste que l’hypothèse d’un traumatisme logé dans le ventre demande à être maniée avec prudence : elle séduit trop pour être crue sur parole, et elle fait porter au malade la responsabilité de son mal. Un travail clinique sérieux tranchera mieux que trente ouvrages de développement personnel.