Diabolic : l’ayahuasca dans la cave d’un thriller mormon
The Guardian descend dans la cave de Diabolic, film d’horreur en pays mormon qui range l’ayahuasca au rayon machine narrative inquiétante. La pop continue de récupérer la liane : entre exotisation maladroite et fascination sincère, le geste mérite d’être noté.
Le décor n’a rien d’anodin : l’Utah a voté en 2024 un dispositif autorisant la psilocybine dans deux systèmes hospitaliers, et la communauté locale débat ouvertement de ces substances depuis quelques années. Le long métrage arrive donc dans un endroit où la question se pose déjà pour de vrai.
D’où un usage plus retors qu’il n’y paraît : la plante sert à dire la peur d’un groupe devant ce qui échappe à son cadre. Le vrai sujet n’est pas ce qu’on boit dans la cave, c’est ce qu’une religion fabrique avec ce qu’elle ne contrôle pas.