Chacruna fête ses dix ans à Rio, contre l’ingérence antidrogue
À l’institut de psychiatrie de l’université fédérale de Rio, l’Association psychédélique brésilienne a célébré les dix ans de l’Institut Chacruna. Au programme, raconte Chacruna : réduction des risques, savoirs autochtones, liberté cognitive, et une inquiétude partagée face au retour des interventions américaines en Amérique latine.
L’association brésilienne est née dans les rues du quartier de Lapa, entre ateliers et marches pour le cannabis, pendant que Chacruna démarrait aux États‑Unis. Les deux structures partagent une amitié ancienne, nouée au sein d’un centre d’études interdisciplinaires sur les psychoactifs où militaient deux fondateurs de l’APB.
Le discours pointe un contexte tendu : l’administration Trump a classé comme organisations terroristes deux grandes factions criminelles brésiliennes, le PCC et le Comando Vermelho. Pour les orateurs, cette logique menace la souveraineté des politiques locales et les approches de soin. L’anniversaire devient un manifeste pour une voix du Sud dans ce renouveau.