Psilocybine + gabapentine : la douleur neuropathique cède 4 semaines
L’équipe de Maria Maiarú (University of Reading), publiée dans Communications Biology, montre qu’une dose unique de psilocybine recâble les circuits cérébraux de la douleur chez la souris : la gabapentine, analgésique de référence pour les douleurs neuropathiques, voit son efficacité prolongée d’environ 4 semaines chez les mâles, 1 semaine chez les femelles. Pour les millions de patients à qui les traitements classiques n’apportent qu’un soulagement partiel, le signal est massif. Encore préclinique, mais le mécanisme proposé (reset des circuits) s’aligne avec ce qu’on commence à voir en dépression et en addictions.
L’écart entre les sexes saute aux yeux : un mois d’un côté, sept jours de l’autre. Pour une fois, on a regardé les deux, ce qui demeure minoritaire en recherche animale. Reste à comprendre pourquoi, et ce que ça impliquera pour la moitié des futurs malades.
L’idée sous‑jacente colle au reste de ce qu’on observe : le produit ne soulagerait pas directement, il rendrait le système nerveux plus réceptif à ce qui soulage. Une sorte de remise à zéro qui laisse le médicament habituel refaire son travail. Chez le rongeur, pour l’instant.