Chacruna : la diplomatie autochtone, socle des plantes-médecines
À Psychedelic Culture 2026, Luiz Gustavo Sanches Betti, au nom de l’ambassadeur brésilien Costa Filho, pose la diplomatie comme préalable à toute régulation : protéger les territoires et les savoirs autochtones avant de discuter molécules. Chacruna documente le partenariat Brésil/communautés et trace les contours d’une éthique de la réciprocité dans la renaissance psychédélique.
Un instrument existe déjà, et nul ne le cite : le protocole de Nagoya, qui oblige à partager les bénéfices tirés d’une ressource naturelle avec le pays et la population d’origine. Une partie du monde l’a ratifié, Washington jamais. Tout le problème tient dans cet écart‑là.
Concrètement, une firme qui brevette un dérivé de plante amazonienne ne doit rien rendre à qui que ce soit. Exiger un accord entre États avant la règle sanitaire revient donc à demander que ce trou soit bouché tant qu’il est encore temps. Une fois les brevets déposés, la discussion sera close.