Connecticut : la thérapie psilocybine et MDMA s’ouvre à tout adulte
Le 4 juin, le gouverneur Ned Lamont a signé SB 191 : le programme pilote de thérapie assistée par psilocybine et MDMA, jusque‑là réservé aux vétérans et premiers secours, s’élargit à tout adulte cliniquement éligible. Vote massif (122‑27 à la Chambre, 35‑0 au Sénat) et volet recherche confié à une école de médecine d’État. Un pas concret pris avant même l’approbation FDA, comme si l’État voulait câbler son réseau de soin pendant que Washington tergiverse.
Trente‑cinq voix contre zéro chez les sénateurs : voilà ce qui devrait retenir l’attention. Sur un thème réputé clivant, plus personne ne trouve rentable de s’y opposer. La ligne de fracture s’est déplacée ailleurs, vers la question de savoir qui contrôlera et qui facturera au bout du compte.
Le calcul de cet État est limpide : préparer le terrain tant que l’agence fédérale hésite, pour ne pas tout devoir bâtir le jour où l’autorisation tombera. C’est de la bonne administration, et c’est aussi une façon habile de créer un fait accompli difficile à défaire ensuite.