Psilocybine vs dépression : à peu près l’efficacité d’un ISRS
Drug Discovery Trends remet la question gênante sur la table : les méta‑analyses récentes (dont JAMA Psychiatry) rapprochent l’effet psilocybine de celui d’un ISRS classique sur la dépression. Pas le miracle vendu par certains, pas l’imposture dénoncée par d’autres, peut‑être juste un outil de plus, à manier autrement, mais sans le halo magique.
Un détail change tout de même la donne : un antidépresseur ordinaire se prend chaque jour pendant des mois voire des années, avec ce que ça entraîne de dépendance et d’effets sur le désir. Ici, on parle d’une ou deux prises. À résultat égal, ce n’est pas le même contrat.
Reste que rapprocher deux dispositifs aussi différents relève de l’acrobatie : d’un côté un cachet avalé seul, de l’autre le même produit assorti de longues heures d’accompagnement humain. Si le bénéfice se vaut, la vraie interrogation devient celle‑ci : lequel des deux ingrédients fait réellement le travail.