Kingston : un chercheur veut faire prescrire la psilocybine au Canada
Le Kingston Whig‑Standard donne la parole à Ron Shore, professeur adjoint en psychiatrie à Queen’s University, qui soutient un projet de loi privé visant à permettre aux médecins canadiens de prescrire la psilocybine. Son équipe pilote en parallèle un essai clinique de 5 ans à 5 M$ en thérapie psychédélique pour patients atteints de cancer. Shore plaide pour un modèle de groupe et une formation clinique durable, au‑delà des essais restrictifs.
Le plus intéressant reste son organisation collective : plusieurs personnes accompagnées en même temps, au lieu d’un patient pour deux soignants. C’est la seule façon connue de faire baisser le prix d’une séance sans rogner du tout sur la sécurité, et curieusement personne n’aime beaucoup en parler.
Quant au véhicule choisi, un texte déposé par un parlementaire isolé, il aboutit rarement. Mais il oblige la chambre à se prononcer, ce qui vaut mieux que d’attendre un gouvernement décidé. Le pays avance ainsi depuis dix ans, par dérogations individuelles arrachées une par une.