La renaissance psychédélique change de propriétaire
Chacruna démonte la mise en orbite « Big Pharma + Texas + vétérans + FDA » du décret Trump d’avril : on finance les molécules synthétiques brevetables, on écarte les communautés autochtones, les praticiens religieux et la décrim locale. Le soin se réduit à un diagnostic médical individuel et facturable, la renaissance change d’actionnaire.
La liste des absents raconte mieux que le contenu : pas un mot sur les usages rituels protégés, rien sur les villes qui ont dépénalisé, rien sur les Églises qui emploient ces plantes en toute légalité depuis des décennies. Le cadre retenu ne connaît qu’un patient et une ordonnance.
Ça n’a rien d’un détail : un produit fabriqué en usine se brevette, une plante cueillie non. L’argent suit donc naturellement le premier, et tout le reste bascule du côté du folklore toléré. On n’interdit personne, on assèche simplement le robinet, ce qui revient au même à la fin.