Compass : un bénéfice qui tient six mois
L’efficacité à court terme, on connaissait ; restait la vraie question, celle de la durée. Selon HCPLive, les données ouvertes de l’essai COMP006 montrent un bénéfice antidépresseur maintenu jusqu’à 26 semaines après une ou deux doses, avec 39 % de répondeurs durables. De quoi crédibiliser le dépôt de dossier FDA que Compass vise pour la fin d’année : à condition d’accepter que l’effet reste adossé à un accompagnement psychothérapeutique lourd.
Le pourcentage demande à être lu à l’envers : six personnes sur dix n’ont pas tenu la distance. Pour une maladie qui résiste à tout le reste, c’est déjà considérable, mais on reste loin du récit de la guérison en une séance qui circule depuis cinq ans dans les colonnes.
L’étude compare trois quantités entre elles, la plus faible tenant lieu de témoin. Élégant sur le papier, discutable en pratique : un milligramme produit quand même quelque chose. Mesurer un traitement face à une version diluée de lui‑même n’équivaut pas du tout à le juger dans l’absolu.