Chez Compass, l’accompagnant se tait 78 % du temps
Compass a fait éplucher les enregistrements de ses séances COMP360 en phase 2 sur le TSPT : les accompagnants parlent très peu, et quand ils parlent, ils ne dirigent rien. L’entreprise en tire une conclusion qui n’a rien d’anodin, ce n’est pas de la psychothérapie, seulement du monitoring. Traduction réglementaire : on fait approuver une molécule, pas un protocole de soin. Ça arrange beaucoup de monde, et ça en inquiète quelques autres.
Un mot compte dans le communiqué : post‑hoc. L’analyse arrive après coup, sur un essai ouvert sans groupe témoin, ce qui la range clairement du côté de l’argument plutôt que de la démonstration. Le pourcentage reste exact, mais ce qu’on lui fait dire relève d’un choix.
L’enjeu est limpide : si l’accompagnement n’est pas du soin, il n’a pas à être remboursé, ni encadré, ni même facturé. Un produit seul s’autorise, se prescrit et se vend sans rien autour. Reste à savoir ce qu’il advient des gens quand on retire officiellement l’humain de l’équation.