Et si la musique comptait plus que la dose en soin psychédélique ?
DoubleBlind Mag pose la question qui chiffonne les protocoles : et si la playlist pesait autant que la molécule dans un accompagnement psychédélique ? Le set et le setting reviennent par la bande, on ne soigne jamais avec une dose seule, mais avec tout ce qu’il y a autour.
Les chiffres sont têtus : l’implication émotionnelle dans ce qu’on entend corrèle autour de 0,57 avec la baisse des symptômes dépressifs, quand l’intensité ressentie de la substance, elle, ne prédit rien du tout. Ce qui annonce le mieux le résultat n’est donc pas la force du voyage, mais l’écoute.
Reste un angle mort savoureux : le répertoire ambient et néo‑classique s’est imposé par héritage, celui de la musicothérapeute Helen Bonny dans les années 1970, pas par démonstration. Deux études seulement ont comparé des genres entre eux. On révère une sélection qu’on n’a pour ainsi dire pas testée.