Ayahuasca : la « remise à zéro » préférée des cadres
AZ Big Media raconte la lubie des cadres surperformants : filer en retraite ayahuasca pour « se reset » comme on redémarre un ordinateur. Derrière le vernis productiviste, la vieille quête de sens repackagée en optimisation de soi. On ne sait plus très bien si c’est de la spiritualité ou du coaching sous liane.
Le vocabulaire du papier dit tout : déconnecter, retrouver de la clarté, investir dans sa créativité et sa longévité professionnelle. Même quand il s’agit de s’ouvrir en grand, la promesse se formule encore en langage de tableur. L’épuisement y devient un bug qu’une bonne mise à jour viendrait corriger.
On peut en sourire, on préfère y voir autre chose. Ces gens ne cherchent pas un avantage concurrentiel, ils veulent souffler, et le seul mot qu’on leur a appris pour dire ça, c’est performance. Que le chemin passe par le bureau plutôt que par le temple, ça reste un pas vers soi.