Les psychédéliques récompensent certains profils, pas tous
Sur The Psychedelic Blog, Andrew M. Weisse défend une idée qu’on préfère parfois oublier : le psychédélique n’invente rien, il amplifie ce qu’on apporte déjà. Curiosité, humilité intellectuelle et souplesse psychique s’en trouvent récompensées ; rigidité, narcissisme et sentiment de subir sa vie, plutôt punis. De quoi remettre la personnalité au centre du jeu, presque à égalité avec le fameux set and setting.
Sa formule la plus efficace tient en une seule ligne : un insight sans changement de comportement, c’est du divertissement. La suivante vise le piège le plus fréquent de tous, l’illumination privée pendant que le reste du monde dort encore. L’ego ne meurt pas dans ces états, il change de costume.
Le tableau se complique avec le névrosisme. Ce trait rend l’expérience nettement plus rude quand elle a lieu, et c’est pourtant chez ces profils‑là que les baisses mesurées ensuite sont les plus fortes. Ce qui encaisse le plus sur l’instant est souvent ce qui bouge le mieux, des mois après.