Tim Robbins chez Rogan : l’ayahuasca pour solder sa colère
Passé chez Joe Rogan, Tim Robbins raconte à l’A.V. Club comment une cérémonie d’ayahuasca l’a délesté de vingt ans de rancœur : celle accumulée depuis qu’on l’a traité de traître pour son opposition à la guerre en Irak. L’acteur en ressort « plus léger » ; on notera au passage que la liane sert désormais d’exutoire officiel aux blessures de la cancel culture.
Le détail compte : dans la vision, c’est sa mère disparue qui prend la parole, et elle ne lui demande pas de lâcher prise. « Tu es blessé. Tu es un guerrier et tu es blessé, tu as besoin de repos. Mais le combat n’est pas fini. » Pas une absolution, une permission.
Deux heures et demie d’entretien plus tard, le site constate qu’il se plaint toujours autant et y voit la preuve que rien n’a été réglé. On peut lire ça dans l’autre sens : ces substances ne dissolvent pas les convictions, elles les rendent plus nettes. Personne n’en revient converti au silence.