L’usage d’hallucinogènes a bondi de 38 % en trois ans aux États‑Unis
Entre 2021 et 2024, l’usage d’hallucinogènes progresse de 38 %, et les urgences, les secouristes, les généralistes n’y sont pas préparés. Des chercheurs de l’agence fédérale de santé mentale publient dans Frontiers in Public Health un plan en trois volets : former, surveiller, coordonner. Traduction : la vague est déjà là, l’infrastructure non.
De 7,5 à 10,4 millions d’usagers en trois ans : l’enquête nationale américaine sur les drogues montre une hausse portée presque entièrement par la psilocybine, quand le LSD et la MDMA stagnent ou reculent. Rien qu’en 2024, environ 1,6 million de personnes ont essayé pour la première fois.
Ce que réclament les six chercheurs de l’agence fédérale de santé mentale n’a pourtant rien de spectaculaire : former les urgentistes et les lignes de crise à reconnaître un mauvais passage, parler autrement aux vétérans et aux adolescents, harmoniser des systèmes de surveillance qui ne comptent pas la même chose d’un État à l’autre. C’est l’aveu, écrit noir sur blanc par l’administration elle‑même, que la vague a pris tout le monde de vitesse.