Psilocybine et motricité : le corps tient jusqu’à 15 mg, décroche à 20
Treize volontaires sains, trois doses croissantes, et une question qu’on ne s’était pas posée : peut‑on bouger correctement sous psilocybine ? Réponse relayée par EMJ Reviews, oui jusqu’à 15 mg, non à 20, dès que la tâche mêle geste et réflexion. De quoi ouvrir la porte à une rééducation motrice assistée, à condition de rester sous le plafond.
L’essai de phase 1, triple aveugle, publié par Bhagavan et ses collègues dans CNS Drugs, fait passer treize volontaires par trois doses tirées entre 5 et 20 mg. Au menu : indice de mobilité, temps de réaction, test des cubes et des blocs, substitution de symboles. Jusqu’à 15 mg, tout le monde va au bout. À 20 mg, un participant décroche au pic des effets, les cubes se dégradent, et la tâche qui mêle le geste au calcul chute nettement.
Un décrochage sur treize, ce n’est pas une falaise, c’est un signal. Les auteurs y voient de quoi tester la psilocybine en accompagnement d’une rééducation physique, chez des patients neurologiques. Ce qui suppose de distinguer la dose qui ouvre de la dose qui encombre, et de savoir que le plafond utile, ici, porte un chiffre.