La psilocybine contre la dépression de Parkinson : un essai s’ouvre à Toronto
Un grand réseau hospitalier canadien lance PSI‑PARK, un essai randomisé chez des personnes atteintes de Parkinson qui souffrent aussi de dépression, raconte NOW Toronto. Le produit vient de Filament Health, sous forme d’extrait végétal standardisé. Les maladies neurodégénératives étaient jusqu’ici écartées des protocoles psychédéliques par prudence.
Le candidat s’appelle PEX010 et se dose de 0,5 à 25 milligrammes, à partir d’une seule préparation. Un pilote mené l’an dernier avait relevé des améliorations tenues sur l’humeur et l’anxiété, sans effet indésirable rapporté. L’investigateur principal exerce au sein du même établissement, ce qui accélère tout.
On sort du terrain habituel, celui où presque tous les laboratoires se pressent depuis dix ans. Ici la cible est double, neurologique et psychique, et personne ne sait laquelle bougera la première. C’est surtout la population la plus fragile qu’on ait acceptée jusqu’à présent. Le résultat comptera doublement.