« Je perds la tête ? » : ce que le cerveau fait quand le trip fait peur
Ynetnews suit une recherche menée à l’institut psychédélique de l’hôpital Ichilov, à Tel‑Aviv, sur le moment le plus effrayant d’une prise : non pas l’hallucination, mais la conviction de devenir fou. Quand la dissolution de l’ego tourne mal, le narrateur intérieur se tait et la sensation de mourir prend toute la place.
Les chercheurs donnent un nom à cet état : l’angoisse de disparaître. Les frontières entre soi et les autres s’effacent, celles entre le corps et la pièce également, et la voix qui raconte notre vie s’arrête net. Le même mécanisme produit l’extase chez certains, la panique chez d’autres.
Cette frayeur a longtemps été rangée au rayon des accidents, une variable à réduire par la dose ou le décor. Or elle contient peut‑être l’essentiel : perdre ses repères sans y rester, c’est bien ce qu’on vient chercher. Reste à savoir qui tient la main pendant ce passage.