La psilocybine apaise les neurones qui entretiennent la douleur
Une dose unique de psilocybine apaise les neurones surexcités du cortex cingulaire antérieur, et avec eux la douleur chronique et l’humeur qui va avec. PsyPost relaie l’étude parue dans Nature Neuroscience, avec un détail contre-intuitif : il faut une activation partielle de deux récepteurs sérotoninergiques, pas maximale, trop, et l’effet disparaît. Chez la souris pour l’instant, et la dose humaine reste une inconnue.
L’étude ne parle pas d’humeur d’abord, mais de circuit. Dans le cortex cingulaire antérieur : cette zone où la douleur et sa charge émotionnelle cessent d’être distinctes : des neurones restent bloqués en surrégime. Une dose unique de psilocybine les fait redescendre, et la douleur suit.
Le détail contre-intuitif est ailleurs : il faut activer partiellement deux récepteurs sérotoninergiques, surtout pas les saturer. Trop de signal, et le bénéfice s’évanouit, de quoi rappeler que « plus de molécule » n’a jamais été une stratégie. On en est à la souris, et la transposition de la dose reste l’inconnue habituelle. Mais le mécanisme, lui, est enfin nommé.