Qui formera les thérapeutes, et à quel prix : Washington a consulté
La HRSA, administration américaine chargée de l’accès aux soins, avait posé une question simple : qui doit être dans la pièce, où, et comment tenir la charge si la psilocybine est approuvée ? Psychedelic Alpha dépouille les 59 contributions reçues entre le 14 juillet et le 13 août, d’un paragraphe à vingt pages. Les États‑Unis préparent la salle avant d’avoir le médicament.
Trois lignes de fracture traversent les réponses. Les diplômes d’abord : faut‑il un professionnel de santé à chacune des trois phases, préparation, séance, intégration, ou seulement pour celle qui compte médicalement ? L’accès ensuite, avec les centres de santé ruraux, où l’on manque déjà de psychiatres pour huit heures d’accompagnement. Le coût enfin, que personne ne sait encore rendre soutenable.
Et une idée revient, écrite noir sur blanc : confier une partie de l’accompagnement à des systèmes d’intelligence artificielle. On en est là avant même qu’une molécule soit approuvée. La question du « qui tient la salle » se tranche donc en amont du produit, c’est‑à‑dire au moment où elle est encore négociable.