Sous psilocybine, le cerveau ne se disperse pas : il se réaccorde
Soixante‑deux adultes passés à l’IRM et à l’EEG, au repos, en méditation, en musique et devant un film. L’équipe de Devon Stoliker (Monash) publie dans Nature la plus grande imagerie d’une dose aiguë de psilocybine : les frontières entre réseaux s’effacent, mais ce qui les remplace n’est pas du désordre.
L’activité se réaligne sur ce que la personne est en train de vivre : la musique tire le cerveau d’un côté, la méditation d’un autre. Et plus la réorganisation est marquée, meilleur est l’état psychologique le lendemain. Le « setting » cesse d’être une consigne de bon sens : il se lit dans le signal.
Ce qui donne une piste très concrète aux protocoles. Choisir la playlist, la pièce, la consigne, ce n’est pas de la décoration autour de la molécule : c’est peut‑être là qu’une partie de l’effet se décide.