Une écrivaine de Toronto affronte son cancer à dose massive
Ellen Vanstone, journaliste torontoise, a un cancer de stade 4. Elle raconte dans le Toronto Star la dose massive de psilocybine qu’elle a prise pour regarder en face ce qui lui reste de temps.
Le récit ne cherche ni la révélation ni la guérison. Elle décrit des insectes aux yeux de rubis, la peur qui monte et redescend, puis quelque chose qui se déplace dans sa façon de compter ses derniers mois. C’est écrit à la première personne, avec l’ironie d’une journaliste qui refuse de se laisser raconter par sa maladie.
Les essais cliniques sur la détresse existentielle en fin de vie mesurent des scores d’anxiété. Ce texte‑là dit ce que les scores ne disent pas, et c’est exactement pour ça qu’il faut le lire à côté d’eux.