Au Chili, des psychonautes ont sauvé la bibliothèque de Jonathan Ott
Une équipe de la fondation Lobeliana est allée au Mexique récupérer la bibliothèque personnelle de Jonathan Ott, l’ethnobotaniste qui a donné son nom à l’entéogène, mort récemment. Ibrahim Gabriell raconte pour Chacruna comment cet ensemble a rejoint un sanctuaire au Chili. Une archive de discipline se sauve à la main, caisse par caisse.
La mémoire de l’ethnobotanique ne tient pas aux universités, mais à ceux qui font le voyage.
Jonathan Ott aura passé sa vie en marge des institutions : chimiste autodidacte installé au Mexique, traducteur d’Albert Hofmann, co‑inventeur du mot « entéogène » et auteur du monumental Pharmacotheon. Sa bibliothèque, riche en raretés que l’on ne trouve nulle part ailleurs, risquait de se disperser après sa mort.
Ce sont donc des passionnés chiliens, pas une université, qui ont traversé le continent pour la mettre à l’abri. La mémoire de l’ethnobotanique tient à ceci : des caisses de livres, un sanctuaire, et des gens qui estiment que ça vaut le voyage.