Sur Google, la vieille pharma squatte les mots‑clés psychédéliques
Psychedelic Alpha a regardé qui achète les mots‑clés psychédéliques sur Google aux États‑Unis, et la réponse est l’industrie pharmaceutique classique. Tapez « psychedelic », on vous propose la page Spravato de Johnson & Johnson. Tapez le nom d’un candidat concurrent : COMP360 de Compass, DT120 de Definium, et c’est encore Spravato, ou Rexulti, qui s’affiche en premier. La kétamine brevetée occupe le terrain avant même que la psilocybine soit autorisée.
La manœuvre est un classique du secteur : acheter le nom du produit concurrent pour détourner ses recherches. Ce qui change, c’est la cible. La kétamine nasale de Johnson & Johnson dépasse désormais le milliard de dollars de ventes annuelles, et son fabricant traite visiblement les psychédéliques en développement comme une menace commerciale sérieuse.
On ne paie pas pour faire écran à un produit qu’on croit sans avenir : c’est presque un hommage. Mais cela dit aussi qui aura les moyens de la bataille, quand la psilocybine arrivera sur le marché, l’espace publicitaire sera déjà occupé par ceux qui vendent autre chose.