Pas de Spravato générique avant 2035 : Johnson & Johnson gagne
Un juge fédéral du New Jersey a estimé que la version générique du spray d’eskétamine préparée par Sandoz enfreindrait les brevets de Janssen, filiale de Johnson & Johnson. Le générique ne pourra pas sortir avant septembre 2035, ce qui prolonge l’exclusivité du traitement, rapportent Law360 et The Microdose.
Sandoz était seul au procès : deux autres fabricants, Alkem et Hikma, avaient conclu des accords à l’amiable. Le produit, autorisé en 2019 contre la dépression résistante, est administré dans des centres agréés avec surveillance sur place. Sa rentabilité en fait l’un des piliers de la psychiatrie du laboratoire.
Pour les patients, la décision signifie des prix élevés encore une décennie. Pour le secteur psychédélique, elle montre la valeur d’une propriété intellectuelle bien verrouillée : c’est exactement ce que cherchent les entreprises qui modifient légèrement la psilocybine ou le LSD. L’innovation médicale se joue aussi au tribunal.