La psilocybine protège‑t‑elle la peau ? En boîte de Petri, oui
Une équipe de l’université de Lethbridge, au Canada, a exposé des fibroblastes de peau à un excès de sucre et de gras, puis y a versé de la psilocybine : inflammation calmée, cellules qui se remettent à se diviser, élastine en hausse. Les auteurs eux‑mêmes freinent des deux pieds, rapporte DoubleBlind, doses sans commune mesure avec un organisme vivant, mécanisme inconnu, et personne ne sait si la molécule traverse la peau. À ranger au rayon des pistes, pas des crèmes.
L’idée n’est pas si farfelue : les récepteurs à sérotonine sur lesquels agit la psilocybine ne vivent pas que dans le cerveau, la peau en est truffée. Voir la molécule calmer l’inflammation et relancer l’élastine dans des cellules vieillies prématurément dit quelque chose de sa pharmacologie, pas encore de ses usages.
Le marché, lui, n’attendra pas les précautions des chercheurs : la cosmétique adore les molécules à histoire. Entre le sérum « inspiré des psychédéliques » qui arrivera bien avant la preuve et l’étude de suivi qui prendra des années, on sait déjà lequel sera en rayon le premier.