Les pilules à l’effigie de Trump cachent un cousin toxique de la MDMA
Deux couleurs, le visage de Donald Trump d’un côté, « NL » et « Trump » de l’autre : ces comprimés vendus comme de l’ecstasy contiennent une forte dose de PMMA. L’institut néerlandais Trimbos a lancé une alerte rouge nationale le 28 août, relayée par DoubleBlind. Il n’avait pas trouvé autant de PMMA depuis plus de dix ans.
Le piège tient au délai. La PMMA agit lentement et procure peu d’euphorie, alors on reprend un comprimé en croyant le premier raté. Des heures plus tard surviennent nausées, cœur qui s’emballe, convulsions et une température corporelle qui grimpe jusqu’au danger mortel. Les centres d’analyse ont reçu plusieurs échantillons identiques en une seule semaine.
Aux Pays‑Bas, on peut faire tester ses cachets anonymement, et c’est ce réseau qui a donné l’alerte. En France, le service existe aussi via les associations de réduction des risques, mais il reste confidentiel. Ce genre d’épisode rappelle qu’une forme reconnaissable ne dit rien du contenu : le logo sert surtout d’argument de vente.