Les quaaludes reviennent, portées par Le Loup de Wall Street
Interdits aux États‑Unis en 1984 et réputés disparus, ces somnifères euphorisants refont surface via le darkweb et des menus Telegram, raconte le Guardian. Le déclencheur : le film de Scorsese, qui a donné envie à toute une génération de goûter la « drogue des années 70 ». La méthaqualone sort désormais de labos clandestins sud‑africains.
L’interdiction avait réussi pour une raison simple : seule l’industrie pharmaceutique en fabriquait, et elle a obéi. Le retour passe donc par des chimistes amateurs et des revendeurs haut de gamme. Un rappeur dealer le chantait dès 2019, et les forums échangent aujourd’hui dosages et impressions, souvent sans savoir ce que contient vraiment le cachet.
C’est un cas d’école sur le pouvoir des images. Un succès de box‑office a suffi à rendre désirable un sédatif oublié, dangereux combiné à l’alcool. La guerre aux drogues aime citer cette victoire des années 1980 ; elle montre surtout qu’aucune molécule ne disparaît quand la demande trouve une histoire à raconter.