Peter Max, l’artiste qui a mis en couleurs les années psychédéliques
Le peintre germano-américain est mort à 88 ans dans un hôpital de Manhattan, après une longue maladie d’Alzheimer, rapporte Rolling Stone. Ses affiches arc‑en‑ciel et ses portraits de Dylan, Ringo Starr ou Taylor Swift ont fait de lui l’un des visages du pop art, et l’illustrateur officiel de la contre‑culture des sixties.
Né à Berlin en 1937 dans une famille juive, il a fui les nazis encore bébé, grandi à Shanghai puis en Israël, avant de s’installer à Brooklyn en 1953. Formé à l’Art Students League, il a mêlé l’optimisme d’après‑guerre à une imagerie mystique orientale qui a séduit toute une génération.
Son génie tenait autant au style qu’à la diffusion. Ses motifs se sont retrouvés sur des foulards, des montres, un Boeing 777, un paquebot, les Jeux olympiques. Il voulait un art accessible à tous, et il a surtout montré que l’esthétique du trip pouvait devenir un produit de masse, bien avant les cliniques.