Microdoser la psilocybine : les études les plus solides déçoivent
Une revue de onze études, soit 3 262 adultes, publiée dans Frontiers in Psychiatry, recense ce que les microdoseurs de champignons et de truffes disent ressentir : humeur, créativité, lien social. Mais dès qu’on ne garde que les essais en double aveugle contre placebo, les bénéfices fondent, résume News‑Medical.
Le meilleur exemple reste un essai où des volontaires prenaient un demi‑gramme de champignon séché sans savoir s’ils avaient la vraie dose. Résultat : quelques variations à l’électroencéphalogramme, aucun gain de bien‑être ni d’inventivité, et même de légers signes de baisse cognitive. Les récits enthousiastes viennent surtout d’enquêtes déclaratives.
L’attente joue ici un rôle énorme : qui croit à la pratique en perçoit les effets. Les auteurs rappellent aussi qu’on ne peut pas transposer ce qu’on sait des séances encadrées à pleine dose vers ces prises répétées sans suivi médical. Une mode peut se révéler agréable sans que la pharmacologie y soit pour grand‑chose.