À forte dose, le THC imite l’expérience de la psilocybine
Quatre volontaires, un canapé, un masque sur les yeux, une playlist et deux accompagnants : Johns Hopkins a placé le THC oral dans le décor exact d’une séance de psilocybine. À 25 mg, les profils d’expérience mystique ressemblent à ceux de 25 mg de psilocybine, écrivent les auteurs dans Psychopharmacology. Un signal, pas une conclusion.
L’intérêt tient au protocole. Les chercheurs ont reproduit à l’identique le cadre des essais psychédéliques, musique et encadrement compris, pour voir ce qu’il produisait avec une autre substance. Les questionnaires, identiques à ceux des études de référence, ont donné des scores comparables sur la dissolution de l’ego et le sentiment d’unité.
Ça relance une vieille question : quelle part de l’effet revient au décor et à l’accompagnement ? Si le cannabis, bien moins cher et déjà légal dans plusieurs États, peut produire un vécu voisin, il mérite peut‑être sa place dans la recherche. Avec un échantillon aussi mince, il faudra toutefois beaucoup plus de participants.