Placebo : « un patient rencontre Dieu, l’autre se gratte »
Dans JAMA Psychiatry, des chercheurs de Stanford et de l’université de Californie reprochent au domaine d’avoir renoncé trop vite à fabriquer de vrais placebos. Niacine ou antihistaminique ne trompent personne, écrivent‑ils. Ils proposent de mélanger plusieurs substances et de moins en dire aux participants, rapporte The Microdose.
Leur méthode, baptisée UMBRAA, combine sédatifs, stimulants ou cannabinoïdes pour produire un état modifié difficile à identifier. Les participants ne sauraient ni combien de groupes existent ni quels produits circulent. Sans cet effort, préviennent les auteurs, la médecine risque de généraliser des traitements dont l’efficacité se dissoudra à l’examen.
La proposition soulève autant de difficultés qu’elle en résout. Administrer un cocktail actif à des gens fragiles comporte ses propres risques. Et un consentement éclairé suppose de savoir ce qu’on accepte. Les agences devront trancher entre deux exigences qui se contredisent : une comparaison fiable et une information complète des volontaires.