Huit millions d’Américains en ont pris en un an
Première analyse à grande échelle du National Survey on Drug Use and Health par Kevin Yang (UCSD) et NYU : 2,8 % des Américains de 12 ans et plus, soit environ 8 millions de personnes, ont consommé de la psilocybine dans l’année écoulée. Plutôt jeunes (18‑25 ans, ×1,4), plutôt hommes (×1,7), plutôt blancs (×2,5 vs Noirs). Co‑usage massif avec cannabis, LSD, MDMA, kétamine. Le premier portrait démographique fiable, et il montre que l’usage était déjà massif, bien avant le décret Trump.
Le déséquilibre de deux et demi entre populations blanche et noire raconte moins un goût qu’un rapport au risque : à comportement égal, tout le monde ne récolte pas la même peine. Là où l’arrestation coûte cher, on essaie moins, et surtout on le déclare moins volontiers à un enquêteur.
Le mélange avec d’autres substances change aussi la lecture des travaux cliniques : on éprouve un produit seul sur des volontaires triés, quand la vraie vie combine tout. Ce que l’essai mesure n’est donc pas ce que les gens font. L’écart entre les deux mondes reste rarement mentionné.