Qui sort plus mal d’un trip ? La zone d’ombre des psychédéliques
On adore raconter les transformations radicales, beaucoup moins les déraillements. The Psychedelic Blog (Substack) creuse pourquoi certains sortent d’une expérience plus mal qu’avant : déstabilisation prolongée, dépersonnalisation, anxiété rebond, et qui sont ces personnes. Lecture utile à l’heure où la psilocybine s’apprête à entrer en pharmacie.
Le tableau clinique existe et porte un nom : le sentiment de vivre derrière une vitre, détaché de soi, parfois pendant des mois. Ce n’est ni de la folie ni de l’imagination, c’est une séquelle documentée qui touche une minorité de gens, et dont presque aucun praticien ne parle avant.
Identifier qui est concerné reste l’angle mort : on soupçonne les antécédents dissociatifs, les traumatismes non traités, les fortes quantités prises en solitaire. Rien de solide pour l’instant. Délivrer le produit au comptoir sans pouvoir répondre à cette question reviendrait à avancer à l’aveugle.